
La Tourasse Façade Est – janvier 2023 © Alexandra Hajek
Elle a une emprise au sol de 9 m sur 7 m pour une hauteur de 14 m. L’épaisseur des murs est de 1 mètre 60. Elle comporte deux niveaux sur les cinq qu’elle comptait à l’origine. Chaque niveau mesure 25 m2 (5mx5m) sur 5,5 m de hauteur.
Accès

Vue de l’escalier avant travaux – 2017 © Alexandra Hajek
L’accès au deuxième niveau se fait aujourd’hui par un escalier extérieur sur la façade sud. Ce dernier a été élargit afin de faciliter l’accès au pigeonnier de la Tourasse.
Le souterrain
Une cavité au niveau du sol révèle un escalier souterrain creusé dans la roche qui mène à un trou circulaire de 1 mètre de diamètre. Cet orifice est perçé verticalement dans la roche sur plusieurs mètres de profondeur (6 m environ). Cet ouvrage vertical donne sur l’entrée d’un souterrain aujourd’hui éboulé. Ce passage conduisait à la tour du deuxième château de Sanilhac plus récent.

Accès au souterrain © Alexandra Hajek
L’existence de ce souterrain alimente encore aujourd’hui des débats et nourrit l’imaginaire des habitants de Sanilhac. Les uns doutent de sa réalité et les autres relatent les traces archéologiques qui s’y rattachent. Tous ont une opinion sur la question et ces discussions nous replongent immanquablement au Moyen-Age, à ses légendes et mystères.
Le trou d’homme
À la vertical de l’accès au souterrain, il existe une ouverture de type « trou d’homme » ménagée dans la voûte romane. Cette ouverture permettait aux personnes présentes dans les étages supérieurs de prendre la fuite en cas d’attaque ou de siège. On constate une usure de plusieurs centimètres sur la pierre qui servait aux habitants à se glisser dans cette « sortie de secours ». Cette trace archéologique nous renvoie à l’histoire tourmentée de ce XIIe siècle aux prises avec les invasions récurrentes sévissant dans la région.

Trou d’homme © Tamara Morisset

Voûte Romane du premier niveau de La Tourasse © Tamara Morisset
Passage vers le château
Au premier niveau de La Tourasse, une ouverture partiellement comblée, laisse deviner un passage vers le logis seigneurial aujourd’hui disparu.

Passage vers le Logis seigneurial, façade Ouest – premier niveau © Tamara Morisset
Le pigeonnier et ses 325 boulins

Le pigeonnier © Tamara Morisset
Le niveau supérieur abrite un pigeonnier datant du XVe. Il s’étend sur les quatre faces de l’édifice et comprend 325 nichoirs creusés directement dans les murs de parement.
Les trous de boulins sont ordonnés de façon géométrique excepté au niveau des ouvertures.

Les boulins creusés dans la roche © Tamara Morisset
Sur la face sud, une ouverture a été percée lors de l’aménagement du pigeonnier. Cette plateforme d’envol s’ouvre sur le pigeonnier grâce à des pierres sculptées en forme de petites arches qui permettaient aux pigeons d’entrer et de sortir en sécurité.
Les archères
Le rez-de-chaussée comporte une magnifique voûte romane ainsi qu’une archère surmontée d’ un quadruple voussoir.

Archère du rez-de-chaussée, façade Sud, vue de l’intérieur © Philippe Pecout

Archère façade Est, vue de l’intérieur © Tamara Morisset

Archère façade Est, vue de l’extérieur © Philippe Pecout

Archère façade Nord, vue de l’intérieur © Tamara Morisset

Archère façade Nord, vue de l’extérieur © Philippe Pecout
Oculus
La voûte qui surplombe ce deuxième niveau est datée du XVI e, elle laisse deviner un remaniement de l’édifice à cette époque. Elle est percée d’un oculus de 80 cm de diamètre, aujourd’hui ouvert aux quatre vents.

Oculus, vue de l’extérieur © Tamara Morisset

Oculus, vue de l’intérieur © Tamara Morisset
L’Enclos

L’Enclos, 2022 © Alexandra Hajek
Le château de Sanilhac était accolé à un verger toujours appelé L’Enclos. Des arbres fruitiers sauvages et des oliviers occupaient ce terrain aujourd’hui propriété de la commune.
Le nouvel aménagement du centre village comporte la création d’un cheminement piéton traversant l’Enclos. Il est intéressant de constater que ce chemin rétablit un accès direct entre les deux châteaux, et entre la partie Est et la partie Ouest de Sanilhac. Il suit vraisemblablement le tracé du souterrain d’origine et constitue une liaison appréciable pour tous entre le haut et le bas du village.
